
Autrefois , à partir du XVI ème siècle, les Sahariens au départ de M’Hamid Elghezlan traversaient le désert , 2 fois par an à l’automne et au printemps sous forme de grandes caravanes de 2000-3000 dromadaires jusqu’à Tombouctou à 52 jours de marche ou au Niger pour y faire du commerce en troquant des dromadaires, ... contre du sel, des esclaves, ou encore de l’or. Puis après y avoir séjourné pendant plusieurs mois et s’être enrichis, ils prenaient le chemin du retour. Tandis que les hommes guidaient les caravanes, les femmes filaient la laine des dromadaires, tissaient les tentes, tressaient les cordes nécessaires au puisage de l’eau et tannaient le cuir pour faire des sandales. Dans la tradition nomade, « le troupeau, c’est la vie ». C’est le nombre de têtes de bétails qui assure richesse, considérations et pouvoir. Les camions ayant remplacé les méharis et les frontières ayant été fermées, le commerce caravanier n’existe plus. Les nomades se sont effectivement fixés dans la région de M’Hamid Elghezlan à la frontière Algérien au début du XX ème siècle. Cependant, quelques familles continuent toujours à pratiquer le nomadisme ainsi que l’élevage ovin et camelin.
Elles transhument de pâturage en pâturage au fil des saisons. D’autres se sont lancées dans l’activité touristique : sur les traces de leurs ancêtres, les jeunes gens sont guides et chameliers de randonnées sur les terres de parcours de la tribu, l’âge d’or du grand nomadisme caravanier.